2 Septembre 2014
Ce matin entre vigueur la réforme des rythmes scolaires dans toutes les communes de France. Alors même que le désengagement de l'état est de plus en plus manifeste, cette réforme extrêmement couteuse pour les communes est désormais, à l'école, comme l'écrit Yves Thréard ce matin dans le figaro, ce que les 35 ont été au monde du travail : Une aberration. Elle est devenue le marqueur idéologique d'une majorité à la dérive. Mais, ou est passé le sujet central qui devait être celui de cette reforme et qui n'en porte plus que le nom : les rythmes scolaires ? Ou est donc passé dans tout ça l'intérêt de l'enfant ? Est-ce le mal principal dont souffrait notre système éducatif ? Ne devrait-on pas se soucier de garantir la maitrise des savoirs fondamentaux à la sortie de l'école primaire ? Ne devrait-on pas s'inquiéter des problèmes posés par le collège unique ? Ne devrait-on pas s'inquiéter du fonctionnement de l'éducation nationale dans son ensemble ? Alors qu'en 15 ans et notamment en Math, le nombre de candidat au CAPES a été divisé par 3, ne serait-il pas temps de s'emparer de la reforme du statut et du rôle des enseignants ?